Archives mensuelles : septembre 2013

Gérard Alary noircit les murs de la galerie Fernand Léger

Alary 1

Il faut s’aventurer dans les profondeurs de l’avenue Georges Gosnat. Au 93 de la rue, simple arête parmi les angles d’Ivry, la galerie Fernand Léger propose une descente dans la peinture de Gérard Alary. Jusqu’au 14 décembre, l’exposition Mesure pour Mesure se fait le témoin de la vacuité de l’existence.

Sales obscures

Des murs blancs immaculés face de grandes toiles noircies par la peinture : au cœur de la galerie Fernand Léger, le choc des non-couleurs. Les grands néons blancs aux allures cliniques ne suffisent pas à aseptiser les toiles dégoulinantes de peinture de Gérard Alary. Le noir hurle à la gueule du blanc trop pur. En apparence tous les oppose. Mais avant d’être galerie, il y avait ici un cinéma. L’obscurité était condition sine qua non. Ainsi, les peintures d’Alary ne font que rappeler le souvenir d’un lieu qui engloutissait les êtres au cœur de ses ténèbres. Comme si rien n’avait vraiment changé, le noir s’affiche ici partout.

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Le jazz, sur place plutôt qu’à emporter

Le 26 juin dernier s’est ouverte la 34ème édition du festival de jazz manouche Django Reinhardt à Samois-sur-Seine (77). Le même jour, le Barrière Enghien Jazz festival fêtait également son lancement, suivi deux jours plus tard par le Défense Jazz festival. Au total, le mois de juin compte en France une quinzaine d’évènements jazz. Au mois de juillet, ce sont 40 manifestations qui célèbrent le jazz à travers tout le pays. De Sète à Mâcon, en passant par Nice et Fouras, chaque ville s’approprie la note bleue le temps d’un festival. Evénement populaire par excellence, le nombre croissant de ces festivals semble signer le grand retour du jazz sur le devant de la scène.

Le jazz a la réputation d’être élitiste. Réservé à un public de connaisseurs, bien souvent nostalgiques, suranné, les qualificatifs sont nombreux et récurrents. Pourtant, la France programme tout au long de l’année des dizaines de festivals jazz. Et ces manifestations ne datent pas d’hier. Certaines sont trentenaires, beaucoup ont une vingtaine d’années et se pérennisent. Certains festivals ont un rayonnement international et attirent des publics venus de l’étranger. Fait également notable et noté par de nombreux directeurs d’évènements : le public rajeunit, et fluctue énormément d’un concert à l’autre au sein d’une même manifestation. S’agit-il d’une (re)démocratisation du jazz ? « Il serait temps », soufflent à l’unisson les professionnels du secteur, qui espèrent finalement revenir à ce qu’était le jazz à ses débuts : une musique populaire.

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