Archives de l’auteur : Marine Chaudron

Elizabeth Warren smacks Wall Street faces

Elizabeth Warren

© Tim Pierce

She is called “Wall Street’s nightmare”. Last week again, Sen. Elizabeth Warren (Mass.) urged the Obama administration to conduct financial and economic reform to prevent the country from another crisis. The first female senator from Massachusetts doesn’t fight for herself, but for the American middle-class she comes from. Her only device: transparency.

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Stephen King à Paris : un nouveau livre, de nouvelles frayeurs

Sephen King

Pour la première fois depuis le début de sa carrière, Stephen King, écrivain américain et maître incontesté de la terreur, se rendait à Paris cette semaine. Après une dédicace mercredi 13 novembre au MK2 Bibliothèque, il était attendu samedi au Grand Rex pour lever le voile sur Docteur Sleep, la suite du célèbre The Shining, publié en 1977. 

T-shirt, jeans et cheveux en bataille : Stephen King a plutôt l’air décontracté quand il débarque sur la scène du Grand Rex. Mais c’est pour mieux cacher une certaine timidité: celle de ne pas parler un mot de français, avoue t-il. Parce que le maître a déjà vu la France, mais jamais à titre officiel. Cette fois, il a voulu honorer ses fans de l’Hexagone en participant à un débat autour de son travail, et en répondant à leurs questions.

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Festival Kalypso : entretien avec Mourad Merzouki

© Michel Cavalca

© Michel Cavalca

De la rue à la scène, le hip-hop n’a eu de cesse de s’affirmer depuis sa naissance il y a déjà 40 ans. Du 16 au 30 novembre à Créteil, il fait l’objet d’un nouveau festival, Kalypso. Initié par le directeur du Centre chorégraphique national (CCN) de Créteil, Mourad Merzouki, ce projet a pour but de faire découvrir au public des compagnies, jeunes ou non, mais aussi des lieux de représentation. Entretien avec ce chorégraphe, auteur de 21 spectacles.

Mourad Merzouki © Michel Cavalca

Mourad Merzouki © Michel Cavalca

Qu’est-ce qui différencie le hip-hop des autres danses ?

Le hip-hop est une danse généreuse : il s’adresse à tous. Né dans la rue de la manière la plus démocratique qui soit, il évolue en continu entre elle et la scène. Aussi, il puise ses sources et ses ressources dans la vie quotidienne. Il est très proche de la société dans laquelle il vit, et selon moi, un véritable reflet de notre monde. Pour toutes ces raisons, la danse hip-hop est unique en son genre, et peut concourir au dialogue entre les arts et le public.

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Marine Chaudron

Cartes sur tables : Ibrahim Maalouf au cœur d’une rencontre au 104

Maalouf 104

Ibrahim Maalouf au 104 © Marine Chaudron

Réunir musique et patrimoine : tel est l’objectif du Festival d’Ile-de-France. Cette année, Ibrahim Maalouf faisait partie des têtes d’affiche avec un spectacle, Cartes sur table, présenté au 104, dans le XIXème arrondissement. Un concert concocté spécialement pour l’occasion et à l’image même du festival, celle de la rencontre.

Ibrahim Maalouf le jazzman, seul avec sa trompette et ses airs nostalgiques. Lorsqu’on écoute une chanson comme Beirut, l’image de l’artiste tourmenté semble apparaître à travers les notes. Quelle ne fut donc la surprise pour le public du festival d’Ile-de-France de découvrir sur la scène du 104 non pas un mais soixante musiciens ! Pour cette commande spéciale, Ibrahim Maalouf a vu les choses en grand. Fidèle à ses doubles racines, il a fait venir du conservatoire de Beyrouth au Liban un orchestre entier. Pour les accompagner, son propre groupe bien sûr, mais aussi des bacheliers musiciens du lycée Georges Brassens à Paris. La petite scène du 104 était donc pleine à craquer. Pour autant, coordination et maîtrise régnait sous le regard du chef d’orchestre, Maalouf lui-même. Avec un objectif en tête : créer une rencontre unique.

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Gérard Alary noircit les murs de la galerie Fernand Léger

Alary 1

Il faut s’aventurer dans les profondeurs de l’avenue Georges Gosnat. Au 93 de la rue, simple arête parmi les angles d’Ivry, la galerie Fernand Léger propose une descente dans la peinture de Gérard Alary. Jusqu’au 14 décembre, l’exposition Mesure pour Mesure se fait le témoin de la vacuité de l’existence.

Sales obscures

Des murs blancs immaculés face de grandes toiles noircies par la peinture : au cœur de la galerie Fernand Léger, le choc des non-couleurs. Les grands néons blancs aux allures cliniques ne suffisent pas à aseptiser les toiles dégoulinantes de peinture de Gérard Alary. Le noir hurle à la gueule du blanc trop pur. En apparence tous les oppose. Mais avant d’être galerie, il y avait ici un cinéma. L’obscurité était condition sine qua non. Ainsi, les peintures d’Alary ne font que rappeler le souvenir d’un lieu qui engloutissait les êtres au cœur de ses ténèbres. Comme si rien n’avait vraiment changé, le noir s’affiche ici partout.

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Le jazz, sur place plutôt qu’à emporter

Le 26 juin dernier s’est ouverte la 34ème édition du festival de jazz manouche Django Reinhardt à Samois-sur-Seine (77). Le même jour, le Barrière Enghien Jazz festival fêtait également son lancement, suivi deux jours plus tard par le Défense Jazz festival. Au total, le mois de juin compte en France une quinzaine d’évènements jazz. Au mois de juillet, ce sont 40 manifestations qui célèbrent le jazz à travers tout le pays. De Sète à Mâcon, en passant par Nice et Fouras, chaque ville s’approprie la note bleue le temps d’un festival. Evénement populaire par excellence, le nombre croissant de ces festivals semble signer le grand retour du jazz sur le devant de la scène.

Le jazz a la réputation d’être élitiste. Réservé à un public de connaisseurs, bien souvent nostalgiques, suranné, les qualificatifs sont nombreux et récurrents. Pourtant, la France programme tout au long de l’année des dizaines de festivals jazz. Et ces manifestations ne datent pas d’hier. Certaines sont trentenaires, beaucoup ont une vingtaine d’années et se pérennisent. Certains festivals ont un rayonnement international et attirent des publics venus de l’étranger. Fait également notable et noté par de nombreux directeurs d’évènements : le public rajeunit, et fluctue énormément d’un concert à l’autre au sein d’une même manifestation. S’agit-il d’une (re)démocratisation du jazz ? « Il serait temps », soufflent à l’unisson les professionnels du secteur, qui espèrent finalement revenir à ce qu’était le jazz à ses débuts : une musique populaire.

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Exposition Bernard Bousquet : pile ou face ?

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Il faut le savoir : l’exposition d’aujourd’hui ne sera sans doute pas la même demain. Bernard Bousquet investit le Générateur à Gentilly jusqu’au 6 juillet mais il est du genre perfectionniste. Il revient donc tous les jours pour ajuster, tourner, retourner, modifier. Tâche d’autant plus ardue que ses toiles sont peintes recto… verso.

« La texture d’une toile est différente à l’avant et à l’arrière. Au recto, l’apprêt fait ressortir les couleurs de manière très vive. Au verso, la toile brute les absorbe. Cette ambivalence sur un même support m’intéresse depuis longtemps ». Dans l’ancienne salle de projection, les grands lés de 10 mètres par 2 exposés au sol et sur les murs ont donc deux visages. Seul problème : quel côté choisir ? Lors de la création, Bernard Bousquet avoue ne pas avoir voulu réfléchir à ce qu’il y avait derrière : « Je cherchais l’aléatoire, voire la contradiction. Je me suis donc empêché de faire un côté en fonction de l’autre » . Mais l’artiste est parfois bien embêté avec ses toiles : « Celle-ci, j’ai envie de la couper mais je ne peux pas… il y a un superbe motif au verso ! »

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Marine Chaudron

Die Antwoord, la catharsis venue d’Afrique du Sud

WAT

Mardi 19 juin, le Trianon à Paris a accueilli Die Antwoord, le groupe Zef sud-africain aux frontières du rap, du hip-hop et de la techno. Une petite salle pour un groupe à la notoriété croissante qui a déchaîné le public pendant un peu plus d’une heure.

Ninja, Yo-Landi Vi$$er et DJ Hi-Tek, les trois membres de Die Antwoord (« la réponse » en afrikaans), ont allègrement fait durer le suspense avant leur apparition sur la scène du Trianon. Des chants aux sonorités religieuses ont accompagné pendant une quinzaine de minutes les cris de la foule, impatiente de voir ces artistes rarement présents en France. DJ Hi-Tek a débarqué le premier avec son morceau « DJ Hi-Tek Rulez », histoire de poser les bases du concert. Ninja et Yo-Landi ont suivi et entamé leur dédaigneux « Fok Julle Naaiers ».

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Mac/Val : Ange Leccia, la mélancolie de l’adolescence

Logical Song logical-song 2

Logical Song , la célèbre chanson du groupe Supertramp donne le titre et le ton de l’exposition d’ Ange Leccia au Mac/Val. Jusqu’au 22 septembre, l’artiste invite le public à se plonger dans cette période si particulière qu’est l’adolescence. Grâce à un assemblage de vidéos, il projette sa vision de cette phase éphémère de l’être humain.

Au centre de la salle d’exposition, six immenses écrans trônent, formant un coeur et ses ventricules. A l’image, une jeune fille chante Supertramp, le regard perdu au loin : « When I was young, it seemed that life was so wonderful, a miracle, it was beautiful, magical » . Son visage se répercute d’un écran à un autre, obligeant le public à accepter cette frontalité. Avec cette exposition d’Ange Leccia, nul besoin de se déplacer dans l’espace. Il suffit d’observer autour de soi pour embrasser l’intégralité de cette oeuvre composée de films qu’il a réalisés depuis les années 1970 jusqu’à nos jours.

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Marine Chaudron

Paris Jazz Festival : rencontre avec Pierrette Devineau

Pierrette Devineau 2

Paris Jazz festival investit le parc floral du bois de Vincennes tous les weekend pendant deux mois à partir de ce samedi 8 juin. Pierrette Devineau, passionnée de jazz et actuelle directrice de l’événement, raconte l’évolution de ce courant musical à travers les presque vingt ans d’existence du festival.

La programmation du Paris Jazz festival met l’accent sur les inspirations d’autres courants musicaux. Pourquoi ?

La migration fait partie inhérente de la définition du jazz et nous voulions le réaffirmer d’entrée de jeu en ouvrant le festival sur le thème de l’exode. De ces flux sont nés des échanges au cœur des différents pays. Bien que les musiciens soient très fidèles aux racines du jazz, la musique a beaucoup évolué au fil du temps. L’édition 2013 met en avant les nouvelles lignes esthétiques tracées par les musiciens actuels. Influencés par leurs propres origines et traditions, ils ont nourri la musique de ces différents apports. En résultent non pas un, mais des jazz, que nous souhaitons mettre en regard.

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Marine Chaudron