Stephen King à Paris : un nouveau livre, de nouvelles frayeurs

Sephen King

Pour la première fois depuis le début de sa carrière, Stephen King, écrivain américain et maître incontesté de la terreur, se rendait à Paris cette semaine. Après une dédicace mercredi 13 novembre au MK2 Bibliothèque, il était attendu samedi au Grand Rex pour lever le voile sur Docteur Sleep, la suite du célèbre The Shining, publié en 1977. 

T-shirt, jeans et cheveux en bataille : Stephen King a plutôt l’air décontracté quand il débarque sur la scène du Grand Rex. Mais c’est pour mieux cacher une certaine timidité: celle de ne pas parler un mot de français, avoue t-il. Parce que le maître a déjà vu la France, mais jamais à titre officiel. Cette fois, il a voulu honorer ses fans de l’Hexagone en participant à un débat autour de son travail, et en répondant à leurs questions.

Mais si Stephen King est venu ce soir là, c’est avant tout pour présenter son nouveau roman, Docteur Sleep. Et il ne s’agit pas de n’importe quelle histoire: l’écrivain a imaginé la suite du célèbre The Shining, publié 36 ans plus tôt. On y découvre la vie de Danny Torrance après le drame de l’Overlook Hotel. L’enfant a grandi, mais n’a pas perdu son don.

King Paris 2Pendant 1h30, l’écrivain américain a donc répondu aux questions du chroniqueur français Augustin Trapenard et du romancier Maxime Chattam, puis à celles de ses fans, venus en nombre au Grand Rex. Le but: découvrir qui se cache véritablement derrière toutes ces histoires effrayantes.

Un homme drôle d’abord, puisque Stephen King a passé son temps à faire des vannes qui ont bien fait rire l’assistance. Étonnant pour l’un des rares auteurs à donner la chair de poule au public depuis bientôt 40 ans. « You’re terrified, and I’m happy! », s’esclaffe t-il. Et c’est vrai qu’il a l’air content de nous effrayer quand il nous dit de bien regarder dans la douche en rentrant ce soir…

King Paris

Lorsqu’on lui demande d’où lui viennent toutes ses idées, il ne sait pas quoi répondre. « I don’t understand the process » dit-il, l’air un peu perplexe. Pourtant, l’auteur est prolifique : une cinquantaine de romans sans compter les recueils de nouvelles. Avec au centre souvent, la figure de l’enfant, qui représente selon lui l’imagination dans toute sa puissance. Finalement, son travail consiste à faire revenir cette imagination enfantine dans l’esprit de son lecteur, et à lui faire retrouver la peur irrationnelle qui le poussait à regarder sous son lit avant de s’endormir.

Marine Chaudron

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