Archives par étiquette : 94 Citoyens

Exposition Bernard Bousquet : pile ou face ?

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Il faut le savoir : l’exposition d’aujourd’hui ne sera sans doute pas la même demain. Bernard Bousquet investit le Générateur à Gentilly jusqu’au 6 juillet mais il est du genre perfectionniste. Il revient donc tous les jours pour ajuster, tourner, retourner, modifier. Tâche d’autant plus ardue que ses toiles sont peintes recto… verso.

« La texture d’une toile est différente à l’avant et à l’arrière. Au recto, l’apprêt fait ressortir les couleurs de manière très vive. Au verso, la toile brute les absorbe. Cette ambivalence sur un même support m’intéresse depuis longtemps ». Dans l’ancienne salle de projection, les grands lés de 10 mètres par 2 exposés au sol et sur les murs ont donc deux visages. Seul problème : quel côté choisir ? Lors de la création, Bernard Bousquet avoue ne pas avoir voulu réfléchir à ce qu’il y avait derrière : « Je cherchais l’aléatoire, voire la contradiction. Je me suis donc empêché de faire un côté en fonction de l’autre » . Mais l’artiste est parfois bien embêté avec ses toiles : « Celle-ci, j’ai envie de la couper mais je ne peux pas… il y a un superbe motif au verso ! »

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Marine Chaudron

Mac/Val : Ange Leccia, la mélancolie de l’adolescence

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Logical Song , la célèbre chanson du groupe Supertramp donne le titre et le ton de l’exposition d’ Ange Leccia au Mac/Val. Jusqu’au 22 septembre, l’artiste invite le public à se plonger dans cette période si particulière qu’est l’adolescence. Grâce à un assemblage de vidéos, il projette sa vision de cette phase éphémère de l’être humain.

Au centre de la salle d’exposition, six immenses écrans trônent, formant un coeur et ses ventricules. A l’image, une jeune fille chante Supertramp, le regard perdu au loin : « When I was young, it seemed that life was so wonderful, a miracle, it was beautiful, magical » . Son visage se répercute d’un écran à un autre, obligeant le public à accepter cette frontalité. Avec cette exposition d’Ange Leccia, nul besoin de se déplacer dans l’espace. Il suffit d’observer autour de soi pour embrasser l’intégralité de cette oeuvre composée de films qu’il a réalisés depuis les années 1970 jusqu’à nos jours.

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Marine Chaudron

Paris Jazz Festival : rencontre avec Pierrette Devineau

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Paris Jazz festival investit le parc floral du bois de Vincennes tous les weekend pendant deux mois à partir de ce samedi 8 juin. Pierrette Devineau, passionnée de jazz et actuelle directrice de l’événement, raconte l’évolution de ce courant musical à travers les presque vingt ans d’existence du festival.

La programmation du Paris Jazz festival met l’accent sur les inspirations d’autres courants musicaux. Pourquoi ?

La migration fait partie inhérente de la définition du jazz et nous voulions le réaffirmer d’entrée de jeu en ouvrant le festival sur le thème de l’exode. De ces flux sont nés des échanges au cœur des différents pays. Bien que les musiciens soient très fidèles aux racines du jazz, la musique a beaucoup évolué au fil du temps. L’édition 2013 met en avant les nouvelles lignes esthétiques tracées par les musiciens actuels. Influencés par leurs propres origines et traditions, ils ont nourri la musique de ces différents apports. En résultent non pas un, mais des jazz, que nous souhaitons mettre en regard.

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Marine Chaudron

Paris Jazz Festival 2013, à la croisée des chemins

Barges à Jazz © Jacques Thevenet

Barges à Jazz © Jacques Thevenet

Yom, Manu Katché, Céline Bonacina, Roberto Fonseca, Troy « Trombone Shorty » Andrews, Hugh Masekela… c’est parti pour 31 concerts de jazz au parc floral du bois de Vincennes du 8 juin au 28 juillet.

Chaque weekend, le Paris Jazz festival renouvellera sa thématique. La saison commencera par l’exode pour revenir aux racines du jazz, puis la soul-blues, le latin jazz, le jazzé dansé ou encore le jazz sud-africain. Un programme destiné à faire naviguer le public au travers des différents courants et ainsi (re)découvrir de quoi se nourrit cette musique.

Une programmation à la croisée des chemins

Pour illustrer l’exode,  première thématique, le clarinettiste Yom, fil rouge de la saison musicale au Parc floral (qui accueille aussi le festival des Pestacles et le festival Classique au Vert), fera vivre le temps d’un concert, la migration biblique du peuple juif. Le titre paradoxal, « Silence de l’exode », révèle le défi de transformer l’indicible en musique.

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Marine Chaudron

La Manufacture des Oeillets : un héritage américain dans le Val-de-Marne

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Manufacture des Œillets © Marine Chaudron

Briques rouges et baies vitrées : plutôt atypique pour une façade ivryenne. A l’intérieur de ce bâtiment singulier, la canopée urbaine est à portée de regard. Aujourd’hui centenaire, l’ancienne Manufacture des Œillets d’Ivry sur Seine accueille un centre d’art contemporain (le Crédac) et une école, l’EPSAA, qui forme graphistes et architectes. Une nouvelle vie dans la logique de l’esprit avant-gardiste qui a guidé sa construction.

Un passé industriel

En 1913 commencent rue Raspail à Ivry des travaux qui vont considérablement modifier la topographie du lieu. Ils sont le fruit de l’architecte français Paul Sée, chargé d’agrandir ce que l’on appelle déjà à cette époque la « Manufacture des Œillets ». En 1905, le site érigé quinze ans plutôt par Charles Bac pour la production d’œillets métalliques a été racheté par United Shoe, firme américaine qui commence à dominer le marché de la chaussure. Les deux bâtiments préexistants, la grande halle et le pavillon du gardien ne suffisent maintenant plus à accueillir toute la production. Paul Sée imagine donc une nouvelle aile directement inspirée de l’architecture d’Outre-Atlantique.

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Marine Chaudron

Crédac : Lara Almarcegui gratte sous la surface d’Ivry

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Jusqu’au 23 juin, le Credac d’Ivry accueille l’exposition Ivry Souterrain,de Lara Almarcegui. Une réflexion sur la transition de la ville d’Ivry, vue du dessous.  Le projet a commencé en 2010, lorsque la commissaire du Crédac d’Ivry, Claire Le Restif, a convié l’artiste, passionnée par les villes en mutation, à se pencher sur le territoire ivryen. 

Exploratrice, Lara Almarcegui n’avait pas de projet particulier en tête en arrivant à Ivry. A force d’arpenter les recoins de la ville, une idée a germé, qui est à la base de cette exposition : un livre intitulé Ivry souterrain, une plongée dans les dessous de la ville, inaccessibles et invisibles. Ce livre s’accompagne de trois clichés de la première excavation du vaste projet urbain Ivry Confluences, qui a eu lieu au Quai aux grains.

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Natures artificielles : quand l’art se mesure aux éléments

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Hydrogeny d’Evlina Domnitch et Dmitry Gelfand © Marine Chaudron

Qui n’a jamais rêvé de contrôler les éléments ? L’exposition Natures artificielles, qui se tient jusqu’au 14 avril à la Maison des arts et de la culture de Créteil dans le cadre du festival Exit, relève le défi. Résultat : une expérience déroutante et multi-sensorielle pour le visiteur.

Entre une éclipse projetée sur un mur (Felicie d’Estienne d’Orves), un nuage à écouter et à voir bouillonner à ses pieds (Gaybird),  une diffraction poétique des particules de lumière (Evelina Domnitch et Dmitry Gelfand), les 27 artistes présentés n’hésitent pas à recréer les éléments, décomposer la matière ou encore mesurer l’impact de l’homme sur le monde. Imitation, déformation ou rejet, la nature est source inépuisable d’inspiration… [Lire la suite sur 94 Citoyens]

Marine Chaudron

Festival Films de femmes à Créteil : entretien avec Jackie Buet

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Jackie Buet © Marine Chaudron

La 35ème édition du festival Films de femmes lève son rideau ce vendredi 22 mars pour dix jours. Fondatrice et directrice de l’évènement, Jackie Buet revient sur la lutte qu’elle mène depuis toutes ces années pour l’égalité des femmes dans le milieu du cinéma.

Qu’est-ce qui vous a menée à la création de ce festival ?

Cet évènement a deux profondes racines. D’une part, mon goût pour la culture et plus particulièrement les images. De l’autre, mon engagement dans la lutte pour l’égalité des droits. J’appartiens à la génération des féministes du milieu des années 70…

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Marine Chaudron