Archives par étiquette : Ivry sur Seine

Gérard Alary noircit les murs de la galerie Fernand Léger

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Il faut s’aventurer dans les profondeurs de l’avenue Georges Gosnat. Au 93 de la rue, simple arête parmi les angles d’Ivry, la galerie Fernand Léger propose une descente dans la peinture de Gérard Alary. Jusqu’au 14 décembre, l’exposition Mesure pour Mesure se fait le témoin de la vacuité de l’existence.

Sales obscures

Des murs blancs immaculés face de grandes toiles noircies par la peinture : au cœur de la galerie Fernand Léger, le choc des non-couleurs. Les grands néons blancs aux allures cliniques ne suffisent pas à aseptiser les toiles dégoulinantes de peinture de Gérard Alary. Le noir hurle à la gueule du blanc trop pur. En apparence tous les oppose. Mais avant d’être galerie, il y avait ici un cinéma. L’obscurité était condition sine qua non. Ainsi, les peintures d’Alary ne font que rappeler le souvenir d’un lieu qui engloutissait les êtres au cœur de ses ténèbres. Comme si rien n’avait vraiment changé, le noir s’affiche ici partout.

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La Manufacture des Oeillets : un héritage américain dans le Val-de-Marne

Manufacture Oeillets 2

Manufacture des Œillets © Marine Chaudron

Briques rouges et baies vitrées : plutôt atypique pour une façade ivryenne. A l’intérieur de ce bâtiment singulier, la canopée urbaine est à portée de regard. Aujourd’hui centenaire, l’ancienne Manufacture des Œillets d’Ivry sur Seine accueille un centre d’art contemporain (le Crédac) et une école, l’EPSAA, qui forme graphistes et architectes. Une nouvelle vie dans la logique de l’esprit avant-gardiste qui a guidé sa construction.

Un passé industriel

En 1913 commencent rue Raspail à Ivry des travaux qui vont considérablement modifier la topographie du lieu. Ils sont le fruit de l’architecte français Paul Sée, chargé d’agrandir ce que l’on appelle déjà à cette époque la « Manufacture des Œillets ». En 1905, le site érigé quinze ans plutôt par Charles Bac pour la production d’œillets métalliques a été racheté par United Shoe, firme américaine qui commence à dominer le marché de la chaussure. Les deux bâtiments préexistants, la grande halle et le pavillon du gardien ne suffisent maintenant plus à accueillir toute la production. Paul Sée imagine donc une nouvelle aile directement inspirée de l’architecture d’Outre-Atlantique.

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Marine Chaudron