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Stephen King à Paris : un nouveau livre, de nouvelles frayeurs

Sephen King

Pour la première fois depuis le début de sa carrière, Stephen King, écrivain américain et maître incontesté de la terreur, se rendait à Paris cette semaine. Après une dédicace mercredi 13 novembre au MK2 Bibliothèque, il était attendu samedi au Grand Rex pour lever le voile sur Docteur Sleep, la suite du célèbre The Shining, publié en 1977. 

T-shirt, jeans et cheveux en bataille : Stephen King a plutôt l’air décontracté quand il débarque sur la scène du Grand Rex. Mais c’est pour mieux cacher une certaine timidité: celle de ne pas parler un mot de français, avoue t-il. Parce que le maître a déjà vu la France, mais jamais à titre officiel. Cette fois, il a voulu honorer ses fans de l’Hexagone en participant à un débat autour de son travail, et en répondant à leurs questions.

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Daido Moriyama, l’étreinte charnelle de la photographie

© Galerie Polka, exposition Daido Moriyama

© Galerie Polka, exposition Daido Moriyama

L’escalier descend en plongée dans le monochrome. Dans son sous-sol, la galerie Polka a présenté la troisième partie du cycle de son exposition consacrée à Daido Moriyama. Une dizaine de sérigraphies noires et blanches, épaisses, grainées, sont accrochées aux cimaises et jalonnent des murs eux aussi monochromes. Elles sont issues de photographies prises entre les années 70 et aujourd’hui et illustrent, à travers la représentation de la ville de New York, la physicalité du médium chère à l’artiste.

Un homme qui marche

Né en 1938 au Japon, Moriyama sillonne les grandes métropoles du monde depuis une cinquantaine d’années. New York, réceptacle de corps en mouvement comme toutes les villes de cette envergure, fait partie de ses fétiches. Il y prend un nombre incalculable de photos et son processus n’a pas changé en cinquante ans. Il marche d’un pas rapide dans les grandes artères puis, tel un chien errant comme il se définit souvent, emprunte le dédale des ruelles secondaires. Il capture ainsi la vie, muni de son appareil compact, plus discret et donc moins gênant pour les passants qu’il prend en photo. Parce que ce qui l’intéresse ne se trouve pas tant dans l’environnement qui l’entoure mais dans le mouvement foisonnant de ces espaces urbains. Il évoque le désir qui, selon lui, ruisselle de toute part. Il y a quelque chose de sensuel, voire de charnel dans sa façon de photographier le monde. A croire que le sens du toucher serait plus développé que la vue dans l’acte de capture. Continuer la lecture